Archives pour la catégorie Idées

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L’entreprise, ses salariés et le Développement Durable

Dans le cadre de la rédaction d’un mémoire réalisé au sein du MBA Executive de Toulouse Business School, nous vous sollicitons en tout anonymat!

De nombreuses actions sont réalisées en matière de Développement Durable par les entreprises. La compréhension et le sens de ces actions ne sont pas toujours maîtrisés par les salariés. Ce questionnaire permettra d’identifier les attentes et besoins des parties prenantes afin d’élaborer des modules de formation au plus proche de vos besoins. Moins de 4 minutes de votre temps…Une énorme avancée pour nous, une réponse à vos besoins.

Cliquez ici pour participer : MERCI!

 

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« May the Forest Be with you! »

Tony Simons, ICRAF Director General @ International Congress on Agroforestry, New Dehli, February 2014.

Plus de 1 000 chercheurs réunis à la conférence internationale de l’agroforesterie à New Delhi en février, voila qui est inspirant… Ce qui l’est encore plus, c’est la convergence de points de vue. On découvre à chaque nouvel échange ou présentation une nouvelle forme de coopération harmonieuse entre plantes et arbres, et leurs multiples co-bénéfices pour la terre et l’homme. Lire la suite

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Entreprise et écosystème

Toutes les entreprises sont dépendantes de leurs ressources. Prendre soin de son écosystème, c’est garantir la qualité et la quantité de ses ressources sur le long terme. C’est assurer à l’entreprise un modèle économique pérenne et des revenus sécurisés.

Avec Pur Projet , nous proposons d’accompagner les entreprises à préserver les écosystèmes dont dépend leur activité par une approche intégrée de la gestion des ressources naturelles. Les cofondateurs de Pur Projet avaient précédemment fondé et participé au développement de l’entreprise de commerce équitable Alter Eco. Leur engagement au sein de Pur Projet suit le même esprit. Par l’intégration des enjeux socio-environnementaux au coeur des filières et métiers, Pur Projet établit des ponts entre préservation/régénération des écosystèmes et gestion de l’entreprise, avec à la clé de nombreux bénéfices, depuis la sécurité d’approvisionnement jusqu’à l’innovation et l’accroissement de notoriété. Au-delà de cette reconnexion de l’entreprise avec son écosystème, Pur Projet est une invitation à se relier personnellement avec la Nature et à réintroduire du sens dans son métier.

Nous proposons aux entreprises une approche intégrée des services environnementaux. Les enjeux sociaux et environnementaux sont appréhendés dans leur ensemble, reliés à l’intérêt de l’entreprise, et intégrés à sa raison d’être et à son modèle économique. Les projets incorporés à la stratégie de l’entreprise viennent agir positivement sur le climat, l’eau, les sols, la biodiversité, et plus globalement sur la préservation des territoires et des acteurs locaux et leur développement socio-économique. Pur Projet appelle cette transition des entreprises vers un modèle économique novateur « l’Insetting ». A la différence de « l’offsetting » classique (compensation carbone), où les actions de compensation ont lieu dans un endroit distinct et via des acteurs et des techniques décorrélés de l’activité, « l’Insetting » permet a l’entreprise de compenser son empreinte carbone tout en intégrant des engagements socio-environnementaux complémentaires au coeur de ses filières et métiers.

Les projets proposés ne sont pas donnés clef en main comme des kits de bonne conscience : il relève de la responsabilité de chaque entreprise de se saisir du projet et de l’adapter à sa culture, à ses valeurs, à ses métiers, à ses filières et d’y impliquer ses différentes parties prenantes. Les projets sont choisis en fonction des ressources et des écosystèmes dont dépendent les entreprises.

Les Purs Projets intègrent les innovations socio-environnementales au coeur des métiers et des activités des entreprises pour régénérer, préserver et dynamiser les écosystèmes.

Régénérer et dynamiser les écosystèmes : l’agroforesterie consiste à intégrer les arbres dans les pratiques agricoles et à s’inspirer du modèle coopératif des écosystèmes forestiers naturels pour organiser le fonctionnement des exploitations agricoles. Planter et prendre soin des arbres au sein des filières agricoles permet de reconstituer des sols vivants, fertiles et productifs et de créer des cercles vertueux pour l’eau, l’air, la biodiversité et le climat, sans aucun intrant chimique.

Préserver les écosystèmes : préserver les forêts primaires et ses grands arbres, c’est préserver l’écosystème global de la planète. Les actions de conservation des projets REDD+ (déforestation et dégradation évitées) ont pour objectif la sauvegarde d’un des patrimoines.

Exemples d’entreprises qui préservent leur écosystème: http://www.purprojet.com/fr/exemples-initiatives

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Seconde Révolution Verte

Nous vivons actuellement le début d’une seconde révolution verte. L’agriculture intensive a montré ses limites et ses dommages collatéraux pour l’Homme et la Planète. Elle se place aujourd’hui parmi les industries des plus polluantes et des plus impactantes en terme de réchauffement climatique. Elle n’a pas réussi a enrichir les fermiers. Lire la suite

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Les forêts et l’eau

La ressource en eau a longtemps été négligée or aujourd’hui, elle s’amenuise. On la croyait abondante, elle se raréfie. Il n’y a pas moins d’eau sur Terre mais plus d’hommes et plus de prélèvements dans des ressources limitées. Nous observons une dégradation tant d’un point de vue quantitatif, avec de plus en plus de zones répertoriées en stress hydrique, que du point de vue de la qualité avec des cas de pollution qui se multiplient et un risque de pollutions diffuses de plus en plus fort. L’eau est donc un enjeu croissant pour nos clients et pour les entreprises en général. Ainsi, il devient important pour elles d’avoir une meilleure compréhension des enjeux, des risques et de leurs impacts sur les ressources en eau, et Pur Projet les accompagne sur ces problématiques.

 
Or les forêts ont un rôle primordial dans le cycle de l’eau. En effet, les arbres ont généralement un effet régulateur des flux permettant d’éviter l’érosion des sols, les glissements de terrain ou les inondations. Elles vont également avoir un impact positif important sur la qualité de l’eau grâce à leur capacité de filtration.

 
Aujourd’hui, Pur Projet approfondit son évaluation des bénéfices des projets sur la ressource et développe sa propre méthodologie d’évaluation d’impacts eau ayant pour vocation de pallier les lacunes des outils existants en combinant à la fois une évaluation quantitative et qualitative des impacts. Elle permettra à nos clients d’élaborer des indicateurs pertinents de pilotage efficace d’une politique de réduction de leurs impacts (pouvant être associée à une réduction de coûts). Un travail réflexion est mené sur le concept de « compensation eau » en cherchant à développer la comparabilité des indicateurs d’impacts de nos clients et les indicateurs de bénéfices des projets forestiers auxquels ils participent. »

Thomas Marin est Consultant Pur Projet. Il a notamment rédigé un mémoire sur l’évaluation, la réduction et la compensation des impacts sur l’eau des organisations.

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1001 raisons de planter des arbres…

2012 a été marquée par le développement de nombreux nouveaux Purs Projets de reforestation et de conservation forestière à travers le Monde, grâce à votre soutien et fidélité : merci. Nous notons en particulier que vous êtes de plus en plus nombreux à vous engager sur des programmes de 3 à 5 ans, inscrivant ainsi votre action dans le long terme. Ceci répond parfaitement aux besoins des petits producteurs agricoles avec lesquels nous plantons, puisque les projets que nous développons avec eux s’étalent sur des périodes longues, de 3 à 40 ans. Il est en effet très important de suivre les plantations et leur impact sur le long terme. Planter la graine est un bon début, mais ce qui compte le plus c’est d’accompagner la croissance de l’arbre, replanter les arbres morts, tailler les branches pour assurer une croissance optimale de l’arbre et un maximum de bénéfices pour les petits producteurs à sa revente. Il en est de même au niveau des entreprises, il s’agit d’intégrer les projets au coeur de leur métier et d’accompagner le changement sur le long terme. Ceci pour assurer plus de cohérence et de légitimité dans votre stratégie d’engagement.

La vente du bois à terme est un élément important de motivation des producteurs à s’engager mais avant cela, l’arbre aura rempli de multiples fonctions socio-environnementales : enrichissement naturel des sols, diminution des facteurs d’érosion, amélioration du cycle de l’eau et maintien d’un bon niveau d’humidité des sols, conditions de meilleurs rendements agricoles pour les parcelles agroforestières. Les cultures agricoles qui poussent sous ces arbres sont mieux protégées des dérèglements climatiques déjà visibles partout à travers le monde : sécheresses prolongées, pluies diluviennes, tempêtes… L’impact sur le micro-climat est lui aussi très important, la présence d’une forêt garantit de plus fortes précipitations, qui seront mieux drainées par les arbres et leurs racines.

La régénération de la biodiversité, la séquestration du Co2 ou la dépollution par la captation des nitrates et l’aération du sol par les racines des arbres sont d’autres fonctions écosystémiques précieuses, parmi les multiples services rendus par nos amis les arbres.
Cette régénération globale de l’écosystème permet aux petits producteurs agricoles de réduire les intrants et donc les coûts de production de leurs produits agricoles. Elle augmente et diversifie leurs ressources : vente de fruits, de médecines traditionnelles, de graines, de sève, de miel, de compost… Sur 5 à 10 ans, on observe jusqu’au double des revenus nets de ces petits producteurs engagés à nos côtés. Ainsi, vos arbres font des petits… C’est la magie de la Nature qui opère !

Enfin, un autre aspect non moins négligeable de l’arbre est sa dimension symbolique. Nous avons ainsi lancé un projet de plantation de cerisiers traditionnels Japonais appelés « Sakura », à Ishinomaki, ville durement touchée par le Tsunami de 2011, en mémoire des victimes. Dans le monde entier, l’arbre et la forêt ont une dimension symbolique très forte et même sacrée. Les arbres sont sacrés, peut-être aussi parce qu’ils sont condition de notre vie sur Terre, nous avons tendance à l’oublier. Ce sont toutes ces raisons qui nous incitent à agir et à avoir de fortes ambitions pour les Purs Projets que nous développons avec vous.

Nous vous souhaitons une très belle année 2013, avec à la clé, encore plus d’arbres plantés et d’écosystèmes régénérés et préservés, pour le bonheur de tous et pour une vie meilleure, au coeur de la Nature. Au nom de toute l’équipe de Pur Projet et des milliers de planteurs que nous accompagnons, nous vous disons donc à nouveau MERCI !

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Inondations en Thaïlande, identifier les vrais enjeux et engager les solutions durables

« C’est la jambe qui pique mais on se gratte la tête ! », explique un sage Thaïlandais, et il est vrai que cette phrase est assez d’actualité, que soit en Thaïlande ou ailleurs, dans l’analyse que l’on fait des crises environnementales et sociales auxquelles nous sommes confrontés et les solutions que nous entendons apporter.

En Thaïlande, face aux inondations sans précédent, le gouvernement a mis en place un plan d’urgence, une immense barrière de sacs de sables pour protéger le centre de la capitale, la distribution de vivres aux populations touchées, privées dans certains cas de leurs logements pendant plus d’un mois entier. C’est utile et nécessaire pour faire face à l’urgence. Mais il y eu très peu d’analyses sur les causes profondes et réelles de ces inondations. Les dérèglements climatiques (sécheresses prolongées et pluies diluviennes) de plus en plus fréquents, la déforestation massive du pays pour produire du riz de manière intensive, la destruction d’écosystèmes et la déviation de rivières pour développer des systèmes de digues, ces éléments sont peu remis en cause pour répondre plus durablement à la crise actuelle.

Hors, si les précipitations ont été si violentes, en particulier dans les régions les plus déforestées, c’est que le cycle de l’eau est perturbé. Si l’écoulement de l’eau a été si rapide, en particulier dans les plaines rizicoles, c’est parce que plus aucun arbre ne peut drainer et capter l’eau de pluie. Enfin, les digues qui n’ont pas résisté ou dont les vannes ont du être ouvertes pour éviter une catastrophe sont la conséquence directe d’un aménagement du territoire hasardeux.

Mon propos n’est pas d’accabler le gouvernement Thaïlandais, mais de voir à travers cet exemple, comme nos sociétés sont déjà confrontées directement à des enjeux du Développement Durable, et comment nous continuons de répondre à ces enjeux avec des solutions court terme et déconnectées des causes profondes de ces problèmes.  Il faut s’extraire du très court terme et réintégrer nos activités économiques et humaines au sein des écosystèmes dont nous dépendons. Nous nous sommes développés en « hors sol », en dehors des contraintes liées à nos environnements. Aujourd’hui, ces déséquilibres rejaillissent et nous impactent directement, comme toute loi de la Nature qui vient corriger un déséquilibre.

Nous devons voir dans ces manifestations actuelles la nécessité de changer radicalement de modèle de développement et son rapport à l’écosystème global. Si nous ne voulons pas racheter chaque année des sacs de sable, il faut commencer par régénérer l’environnement et rééquilibrer les écosystèmes dont nos entreprises et nous-mêmes dépendons. Nous ne ferons pas cette économie, il faut s’investir dès à present dans des politiques de fond et de long terme. Elles sont bien moins coûteuses et plus prometteuses que les actions de court terme réalisées dans l’urgence. A chacun de nous de prendre conscience de la vraie nature des enjeux et d’engager des actions concrètes et de long terme. Il en va du rééquilibrage en profondeur du rapport entre l’Homme et la Nature, et donc de notre bien-être à tous.

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« Face au changement climatique l’arbre est l’axe entre le ciel et le sol », Jean-Marie Deshoux

La sagesse paysanne viendrait du Sud  ?

En 2011, les pluies ont été globalement déficitaires en France et la sécheresse s’est manifestée dans maints départements. Les agriculteurs sont inquiets. La crainte intervient dans un contexte mondial déjà affecté en 2010 par des incidents climatiques. Les sécheresses météorologiques seront plus fréquentes et plus intenses au cours des décennies à venir. Quels que soient les modèles retenus, les sécheresses augmentent.

Un autre constat s’impose : notre agriculture est encore trop représentée par la monoculture, exigente en eau, engrais minéraux voire d’origine animale – qui reviennent… – et pesticides. Epuisés, maltraités, les sols français, parmi les plus fertiles de la planète se meurent pourtant.Enfin, l’arbre qui autrefois faisait partie intégrante du système productif disparaît peu à peu de la Surface Agricole Utile pour se limiter à des boisements parcellaires, des friches, malheureusement non exploitées.

Ne faudrait-il pas mieux privilégier une agriculture environnementale, une agro-écologie ou « agrologie » en réintroduisant l’arbre dans les parcelles, en utilisant ses sous-produits pour enrichir la vie microbienne des sols, reconstruire les trames vertes, repenser la qualité des produits agricoles.

Mais sommes nous prêts à changer pour autant nos habitudes et notre relation aux écosystèmes ? La majorité répondrait positivement, certains seront même disposés à d’importants changements afin de réduire leur consommation d’eau. D’autres choisissent le déni et l’abandon, se disent : puisque c’est foutu, autant en profiter maintenant…et préféront penser qu’ils ne voient pas les solutions.

Ces signaux de la sécheresse française de 2011 sont un appel supplémentaire à nous rapprocher de ces petits producteurs qui, de par le monde, affrontent et trouvent des solutions face aux calamités et signaux liés au changement climatique auxquels ils sont plus exposés.

L’Afrique est la région la plus vulnérable aux impacts défavorables du changement climatique, et n’a qu’une faible capacité d’adaptation. Le Ghana par exemple a subi ses dernières années à la fois une grave sécheresse et de fortes inondations. L’agroforesterie était une méthode de culture traditionnellement très pratiquée au Ghana, mais la pression de plus en plus forte sur les terres a conduit de nombreux agriculteurs à supprimer les arbres de leurs parcelles pour planter des cacaoyers, en monoculture. Aujourd’hui, à l’échelle locale, en particulier dans la région Ashanti, la déforestation du territoire à entrainé une diminution des pluies, de la capacité de rétention des sols, et les rivières sont fréquemment à sec pendant la saison sèche.

Dans la coopérative Kuapa cocoa,  65 000 producteurs ont choisi comme slogan « Pa Pa PAA », ce qui veut dire « de la meilleure qualité ». Que font-ils pour cela ? Une combinaison de plusieurs espèces est plantée avec les cacaoyers, afin de récréer au mieux une biodiversité variée permettant la régénération des écosystèmes naturels, et afin de lutter contre la propagation des maladies telle que celle observée à grande échelle pour le cacao dans les année 1970.Autre exemple, en Thaïlande où la hausse des températures a aussi été associée à un décalage de l’arrivée des pluies qui, au cours des dix dernières années, sont survenues de plus en plus tard…pour finalement cette année générer des inondations. Là bas encore, l’arbre a quitté les exploitations au profit de la mécanisation de la culture du riz et au détriment de l’équilibre écosystémique (Cf. édito). L’arbre y revient peu à peu grâce à des initiatives de coopératives, villages, monastères, écoles et associations du Nord et de l’Est de la Thaïlande, organisés en comités, qui planifient et participent spontanément ou avec l’aide de la famille royale ou du gouvernement à des activités de plantation, de maintien des sols, de coupes anti-feu ou à l’ordination d’arbres, avec l’aide des moines, afin de protéger leur forêt communautaire.

Notre vulnérabilité face au changement climatique, notre dépendance aux services rendus par les arbres nous relient à ces producteurs et à l’idée de qualité des productions agricoles.  La solidarité s’enracine dans la durée. L’arbre et la forêt, dont on célèbre encore en ce mois de décembre l’année internationale, préservent la ressource en eau, limitent les stress hydriques. Poursuivre une agriculture de court terme est une myopie. Réintroduire l’arbre est à moyen long terme la garantie de l’intérêt général en intégrant des contraintes de long terme comme celles du changement climatique.

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Interview « Biodiversité, comment la protéger? » par Esther Pingault

Je m’appelle Esther, j’ai 11 ans, et un jour mon père, qui travaille au Ministère de l’Agriculture m’a proposé d’interviewer une de ses collègues qui travaille sur la biodiversité. Elle s’appelle Hélène Hampartzoumian.

Esther : « Qu’est ce que la Biodiversité ? »

Hélène : « On distingue deux types de Biodiversité : d’une part la biodiversité «spécifique», d’autre part la biodiversité«génétique». C’est la biodiversité «génétique» qui fait de chaque être vivant, un être unique et nous rend tous différentsles uns des autres au sein de la même espèce. La biodiversité«spécifique», c’est la multitude des espèces vivant sur Terre. »

Esther : « Que fait on en France et dans le monde pour protéger et faire augmenter la biodiversité ? »

Hélène : « La richesse de la biodiversité en France donne à la France une responsabilité particulière. La France a donc choisi de protéger certains espaces : réserves naturelles, parcs naturels nationaux, parcs naturels régionaux. L’Europe a mis en place le réseau Natura 2000, réseau de sites (delieux) remarquables, habitats d’espèces à protéger. Les pays du monde travaillent aussi ensemble à protéger la biodiversité. En 2010, ils ont signé à Nagoya au Japon la Convention Internationale sur la diversité biologique. »

Esther : « Quels ministères s’occupent de biodiversité ? »

Hélène : « Nombreux sont les ministères qui s’intéressent à la biodiversité : le ministère de l’écologie, le ministère de l’agriculture, le ministère du tourisme, et d’autres encore. Mais la biodiversité n’est pas seulement l’affaire de l’administration : nous aussi, et chacun d’entre nous, grand ou petit, sommes responsables de notre Terre. Nous formons partie de cette biodiversité et nous devons la protéger, la gérer et la respecter. »

Esther : « Mais quel est le lien entre le ministère de l’agriculture et la biodiversité ? »

Hélène : « Quand on y réfléchit les liens sont nombreux entre agriculture et biodiversité. Les espaces agricoles abritent de nombreuses espèces vivantes, animales ou végétales, sauvages ou domestiques. Les activités agricoles peuvent polluer la Nature, mais aussi l’entretenir et la protéger. La biodiversité est utile à l’agriculture : les coccinelles, par exemple, mangent les pucerons qui attaquent les plantes.  »

Esther : « Est ce que les agriculteurs respectent, protègent la biodiversité ? »

Hélène : « Puisque la biodiversité est utile à l’homme, au moins pour l’agriculture, les agriculteurs doivent la respecter, l’encourager. Les agriculteurs biologiques par exemple ont renoncé aux pesticides. Les agriculteurs plantent maintenant des bandes enherbées le long des cours d’eau : abris pour les petites bêtes et filtre pour protéger les rivières des engrais et pesticides utilisés dans les champs. »

Esther : « Comment faire pour que tous les agriculteurs d’intéressent à la biodiversité? »

Hélène : « Pour encourager les agriculteurs à respecter et protéger la biodiversité, la France aécrit une stratégie nationale pour la biodiversité. Les ministères ont plusieurs outils à leur disposition pour protéger la biodiversité :· la réglementation, pour interdire ou limiter les pratiques qui sont mauvaises pour la biodiversité; les aides, en particulier celles de la politique agricole commune, pour encourager lesbonnes pratiques; la recherche pour découvrir de nouveaux systèmes de production agricoles encore plus respectueux de la biodiversité. »

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Préserver les forêts pour se développer

Depuis la conférence de Cancun, on assiste dans les pays en Développement qui devraient bénéficier d’aides internationales pour mieux préserver leurs forêts, à la mise en place de coordinations régionales et nationales pour prendre en main la question de la gestion des forêts, en particulier via le mécanisme REDD (Reduced Emissions from Deforestation and Degradation). Cette effervescence relance aussi la convoitise des acteurs privés (compagnies pétrolières et minières, construction de barrages, entreprises forestières, agro-industries) qui cherchent à préserver leurs intérêts et continuer à grignoter un peu plus la forêt.

C’est une période très intéressante et un moment clé, pour aider au changement de vision et de pratiques vis-à-vis des forêts. Les forêts ne sont pas un obstacle au développement, elles sont un actif et un atout pour le développement durable des pays et des populations. Une forêt peut être bien plus productive et rentable à long terme si elle est bien préservée et valorisée, plutôt que rasée pour développer des cultures intensives dont les rendements vont rapidement décroitre. C’est le moment de faire basculer les pratiques conventionnelles court-termistes vers la gestion durable des territoires, via des pratiques agro-forestières et agro-écologiques aux multiples bénéfices pour l’Homme et la Planète. C’est aussi notre responsabilité vis-à-vis des générations futures.

C’est sur cette voie que Pur Projet est engagé, avec les populations locales, en prouvant que les cultures agricoles bénéficient directement de la forêt et de pratiques agro-forestières durables. La forêt est une immense réserve d’eau, de biodiversité, de carbone mais aussi de ressources économiques à long terme pour les populations qui l’habitent. Sur le terrain, on a l’impression d’être sur un véritable champ de bataille où deux visions s’affrontent. Prouver que miser sur la forêt est aussi la meilleure option économique à long terme pour les populations, est à nos yeux l’argument qui peut le mieux contrer les dévoreurs de forêts et convaincre les autorités publiques et les populations locales de s’engager pour la forêt. C’est le modèle que nous défendons collectivement grâce à votre soutien aux communautés de producteurs agricoles engagés dans les purs projets. En leur nom, merci de votre participation.

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