Archives pour la catégorie En direct des projets

La zone du projet « Biocorredor Martin Sagrado » reconnue comme Réserve de Biosphère par l’UNESCO

En 2008, Tristan Lecomte plante un premier arbre en agroforesterie dans le village de Santa Rosa au Pérou et décide d’en planter d’autres. Il crée alors PUR Projet, afin de lever des fonds auprès des entreprises désireuses de s’engager pour le climat et les populations. Les pépinières fleurissent, les producteurs sont formés à l’agroforesterie… Aujourd’hui, plus de 3 millions d’arbres, bientôt 5, ont été plantés dans cette zone isolée d’Amazonie andine péruvienne. La reforestation était un premier pas, la conservation forestière celui qui suivait…

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Au Pérou, des projets climatiques modèles

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Des projets modèles pour les populations locales et leur écosystème, un impact climatique majeur au service de l’humanité.

Inities dès 2008 grâce à la mobilisation de plusieurs coopératives de petits producteurs agricoles certifiés biologiques et équitables et d’organisations villageoises et environnementales locales, les projets climatiques ont déjà permis la plantation de plus de 3 millions d’arbres et la mise en conservation de 384 000 hectares de forêts pour une période de 40 ans.

Les projets de reforestation et conservation sont certifiés VCS (Voluntary Carbon Standard) et le projet de conservation a reçu la certification complémentaire CCBA (Climate Community Biodiversity Alliance) avec la notation la plus élevée sur les trois critères d’impact climatique, de biodiversité et d’impact social.

Ce sont des projets modèles, intégralement développés et gérés par les communautés locales de petits producteurs de café et cacao, et soutenus par les autorités régionales et nationales du Pérou. Ces projets ont par ailleurs été reconnus et intégrés dans le réseau mondial des Forêts Modèles.

Enfin, ces projets, ainsi que le parc National Rio Abiseo et une zone de transition qui entourent les projets, sont en cours d’enregistrement en tant que Réserve de Biosphère à l’UNESCO sur une surface totale de plus de 2.4 millions d’hectares.

Pour participer aux projets, RDV sur le site de Pur Projet ici.

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Rencontre avec Don Kenide, à Ufufu, en Colombie

Par Maxime Couasse, coordinateur PUR Projet en Amérique Latine

C’est ma première mission de terrain dans le département de Cauca en Colombie, et je découvre, depuis le hublot de l’avion des paysages époustouflants: au sud le Puracé, un volcan de 4650 mètres d’altitude,  des petites plantations de café familiales, mais aussi d’énormes surfaces de forêt mono-spécifique.

A Rosas, je retrouve Diana Rendon, une remuante technicienne de la Federación Nacional de Cafeteros de Colombia (FNC) dédiée au projet agroforestier mis en place avec l’aide de PUR Projet. La route est sinueuse mais ce n’est rien comparé à la route qui m’attend pour rejoindre les parcelles de café…

Nous passons la journée à collecter des données sur la mortalité des arbres plantés fin 2014. Je découvre les conditions de travail des techniciens de la FNC : le travail est réellement sportif, les plantations de café sont situées dans des zones montagneuses, escarpées, aux pentes vertigineuses de plus de 25 % (55°) de déclivité, la végétation est très dense, et il fait très chaud.

Le matin nous nous rendons au hameau de Ufugu où nous rencontrons Don Kenide, producteur de café responsable de la zone. Il nous offre à manger et nous nous installons dehors, sous la halle.

Don Kenide n’a que 45 ans mais son visage buriné témoigne d’une vie passée en plein air. Il a toujours vécu à Ufugu, il y est né, y a grandi avec ses 5 frères et sœurs, s’y est marié et y a eu une fille. Il m’annonce avec fierté que son petit-fils de 4 ans, Camillo, monte déjà seul à cheval et me confie qu’il espère le voir reprendre la « finca ». Continuer le travail d’une vie, de sa vie. Il m’explique comment son hameau a su évoluer et s’organiser pour améliorer la qualité de vie de ses habitants. D’une part, grâce à la FNC qui fut créée au début du XXe siècle et a permis aux familles de producteurs de café d’organiser collectivement la production et la vente du café. D’autre part, parce qu’à Ufugu les habitants sont très solidaires et ont su perpétuer la tradition précolombienne des « mingas », travaux collectifs réalisés pour le développement de la communauté. Ils ont ainsi créé de nouvelles voies d’accès à Ufugu, construit une école, un aqueduc, mais aussi planté des arbres sur les parcelles communautaires. Fruit de ce travail collectif, la quasi-totalité des fincas du hameau de Ufugu sont aujourd’hui certifiées AAA Nespresso Sustainable Quality, Rainforest et Fair Trade.

Don Kenide explique que le programme AAA de Nespresso a beaucoup influencé la qualité de vie des producteurs locaux, en permettant aux producteurs de vendre le café a un meilleur prix, tout en améliorant la gestion et l’organisation de leurs  fincas.

Pour Don Kenide, l’agroforesterie est une solution pour protéger la nature pour les générations futures, améliorer la qualité des sources d’eau, limiter l’érosion des sols mais aussi diversifier les revenus des producteurs qui dépendent majoritairement du cours du café.

Don Kenide est un élément précieux pour la diffusion des pratiques agroforestières, un leader local respecté. L’année dernière il a été élu représentant des producteurs pour les 8 hameaux de la commune de Rosas après avoir été le représentant de Ufugu pendant 4 ans. C’est un ardent défenseur des arbres. Sa femme, Mirevi Cabrera, est institutrice et a planté des arbres dans la cour de l’école pour sensibiliser les enfants à l’environnement. Je prends conscience de l’importance de ces leaders locaux, sans lesquels le projet ne pourrait pas fonctionner.

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Reportage photo de Christian Lamontagne en Ethiopie

Christian Lamontagne, photographe favori de l’équipe Pur Projet, est de retour d’Ethiopie. Ses images nous racontent le programme d’agroforesterie des producteurs de café de la coopérative Bokasso, en Ethiopie, qui produisent l’un des meilleurs cafés d’Afrique. Le projet Sidamo est développé grâce au soutien d’entreprises comme Nespresso et la Fondation d’entreprise Louis Dreyfus.

Découvrez le reportage en cliquant ici

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Atelier d’agroforesterie dans le Yunnan

china5Des représentants villageois de Liguang et Meile, ainsi que les équipes de Zigen et de Pur Projet ont suivi un atelier de formation à l’agroforesterie réalisé par l’ICRAF (Word Agroforestry Center) dans le Yunnan.

L’objectif était de d’améliorer les modèles de plantation développés par les villageois de la communauté de Liming, qui ont démarré en 2012 avec Pur Projet avec un projet de préservation et valorisation des plantes traditionnelles chinoises, via leur culture en modèle agroforestier.

L’analyse des techniques de culture employées, l’utilisation d’engrais, les pratiques de compostage, la culture de légumineuses, l’érosion sur les parcelles en pente, la compétition (eau) entre les arbres et les cultures, et les sécheresses répétées ont été discutées afin de mieux cerner les enjeux agricoles locaux.

Egalement, la sensibilisation des villageois aux nombreux services écosystémiques rendus par les arbres pour les cultures mais aussi plus globalement pour les communautés et leur environnement a permis de renforcer l’intérêt des participants pour les modèles agroforestiers.

Plusieurs visites terrain ont ensuite complété la formation: visite de parcelles agroforestières à Baoshan où la communauté produit et transforme des noix en gestion collective, visite de pépinières produisant des plants de fruitiers et discussions sur la gestion des arbres fruitiers (techniques de plantation, entretien, taille, etc), visite d’un projet de conservation forestière communautaire avec production de matsutake (champignons).

La prochaine étape consiste désormais à finaliser les modèles pour la prochaine vague de plantation, et diffuser les connaissances agroforestières spécifiques à l’ensemble des villageois participants.

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Ouverture de trois nouveaux projets en Europe

Trois nouveaux projets démarrent en Europe avec la participation des hôtels Accor. Près de 11,000 arbres seront plantés cet automne par des agriculteurs italiens, portugais et polonais, pour développer de nouveaux services écosystémiques dans leurs parcelles et valoriser les productions locales.

Alentejo, Portugal

Au Portugal, la région d’Alentejo est l’une des plus chaudes et sèches d’Europe. L’agriculture, première ressource économique locale, est affectée par ces conditions extrêmes, qui devraient s’accentuer avec les changements climatiques annoncés. Traditionnellement, le paysage désertique et montagneux a favorisé le développement de systèmes agroforestiers, plus résilients et bien adaptés au climat. Cependant, la vision moderne de l’agriculture a peu à peu fait reculer cette pratique, rendant les exploitations plus vulnérables.

Objectifs du projet: l’association ADPM (Associação de Defesa do Património de Mértola) soutient l’installation de jeunes agriculteurs dans la région d’Alentejo et les forme aux techniques agroécologiques. L’objectif du projet est d’intégrer les arbres dans et autour des fermes, pour améliorer la productivité agricole et préserver les cultures de la sécheresse et des hautes températures. Des arbres seront également plantés le long des cours d’eau pour préserver les sources d’eau locales. La création de corridors écologiques vient compléter les plantations pour développer des services écosystémiques variés pour les agriculteurs (pollinisation, ombrage, micro-climat, etc).

En Pologne, le sujet de la préservation des variétés fruitières natives est préoccupant, car depuis 20 ans, seules les plantations de variétés commerciales productives (mais non locales) ont été privilégiées. On entre aujourd’hui dans une période creuse, où ne seront plus disponibles les fruits traditionnels car les anciens arbres ne donnent plus de fruits et les nouveaux ne produisent pas encore. La PAC a supprimé toute aide aux fruitiers, seules les essences forestières sont subventionnées en Pologne. Aussi, très peu d’agriculteurs prennent l’initiative de replanter des vergers traditionnels (pommes, poires, prunes…).

Objectifs du projet: le projet, mené par la Fondation AgriNatura spécialisée en biodiversité agricole, a pour objectif de restaurer les vergers traditionnels polonais, qui sont un élément clé de l’écosystème et du paysage rural en Pologne. Les agriculteurs partenaires ont des petites ou moyennes fermes familiales (5-25 ha), principalement biologiques. La mise en place de vergers vient diversifier leurs sources de revenus, en valorisant les produits locaux. D’autres bénéfices directs pour leurs activités agricoles seront également privilégiés: développement des auxiliaires de culture, protection contre les intempéries, ombrage pour les animaux…

L’Italie figure parmi les 10 premiers pays au monde en termes de surface agricole dédiée à l’agriculture biologique: environ 10% des terres cultivées italiennes respectent les critères de l’agriculture biologique. Cependant, la biodiversité agricole est un sujet peu abordé, et 75% des fermes italiennes sont spécialisées. Par ailleurs, les changements climatiques annoncés dans le sud de l’Europe (sécheresses, tempêtes) sont un autre défi à relever pour réduire la vulnérabilité des agriculteurs en Italie.

Objectifs du projet: l’Association Italienne pour l’Agriculture Biologique (AIAB) est un acteur  important et reconnu œuvrant pour la promotion de l’agriculture biologique en Italie. Dans le cadre de deux projets régionaux (Nord et Sud) de l’AIAB, la plantation d’arbres avec des agriculteurs biologiques a d’abord pour objectif de dynamiser l’économie locale, en diversifiant les productions agricoles : agrumes, châtaignes, noix, huile d’olive… Les agriculteurs pourront également expérimenter les bénéfices de l’intégration des arbres dans leurs fermes (agroforesterie) et seront sensibilisés à l’importance de préserver les zones forestières pour plus de résilience, en particulier dans le Sud.

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Regard en coulisse du projet Huehuetenango (Guatemala)

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Marlon del Valle est technicien et membre de l’équipe Pur Projet dans le projet Huehuetenango au Guatemala. Dans cette région vallonnée, la production de café représente la principale source de revenus. Mais les terres agricoles sont situées sur des pentes abruptes fortement marquées par l’érosion. Depuis 2014, en partenariat avec Nespresso, Pur Projet accompagne les coopératives de producteurs de café de la région qui souhaitent développer une filière de café de haute qualité à travers la mise en place de systèmes agroforestiers. Les plantations d’arbres au sein des parcelles vont permettre la régénération et la fixation des sols, la préservation de la biodiversité, une meilleure productivité et qualité du café, la diversification des revenus des communautés locales. Marlon coordonne l’appui technique sur le terrain et est lui-même un producteur de café participant au projet. Interview.

Pouvez-vous présenter le projet?

Le programme d’agroforesterie a été lancé avec plusieurs organisations de producteurs: ADESC, UPC, ASCAFCA, ASDEFLOR, Comal, ADIESTO et ASOPERC. Ces deux dernières organisations sont composées de petits producteurs de café avec une moyenne de 75 producteurs par association. Elles sont engagées dans la production de café de qualité AAA, le standard qualité Nespresso, qui est exporté vers les pays européens. En 2014 (vague 1), 50 000 arbres, espèces forestières et arbres fruitiers, ont été plantés. En 2015 (vague 2), 150 000 arbres fruitiers et forestiers vont être plantés avec deux objectifs principaux bien définis : générer des services environnementaux et contribuer au développement économique des organisations locales et des producteurs de café du département de Huehuetenango, au Guatemala.

Pourquoi est-il important de planter des arbres ?

Les arbres génèrent de nombreux bénéfices, comme la séquestration du carbone par exemple. La plupart des êtres humains ne font que couper les arbres sans jamais reboiser, surtout à la frontière entre les champs et les forêts, où beaucoup d’agriculteurs coupent des zones boisées pour planter du café ou d’autres cultures. La plantation d’arbres permet aussi d’éviter le ruissellement et l’érosion des sols, et de préserver les sources hydriques.

Combien de producteurs participent à ce projet?

Pour la première vague de plantation, 190 producteurs de café se sont impliqués dans le projet. Lors de la deuxième vague, nous avons travaillé avec 750 hommes et femmes, producteurs de café de différentes municipalités dans le département de Huehuetenango.

Combien d’arbres vont être plantés?

Pour la seconde vague de plantation, 150 000 arbres vont être plantés : il y aura des espèces forestières telles que le cèdre, l’acajou, le bois blanc, des pins, des cyprès, et aussi des arbres fruitiers comme l’avocat, la mandarine, l’orange, la goyave.

Pourriez-vous nous parler d’un arbre qui est particulièrement significatif à vos yeux?

Si nous parlons d’espèces forestières, la plus importante pour moi serait le cèdre (Cedrela odorota) car il génère une grande quantité de biomasse qui va contribuer à régénérer les sols agricoles. Il maintient une humidité du sol adéquate qui favorise le rendement du café. Il a une croissance rapide et une grande adaptabilité qui le rendent idéal. Parmi les espèces fruitières, il y a l’avocatier (Persea amaricana) très demandé sur le marché et qui rend sa culture très rentable.

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À quelle étape du projet en sommes-nous? Quelles sont les activités menées jusqu’à présent?

Nous sommes dans la phase la plus gratifiante du projet puisque nous livrons les plants aux associations, après avoir fait des visites d’inspection dans les différentes parcelles des 750 producteurs participants. Au cours de ces visites, nous avons relevé les différentes données GPS, vérifié les conditions climatiques, les sols, l’altitude,  quelles espèces d’arbres sont présentes.

Quelles sont les prochaines activités prévues?

Après la distribution des arbres, nous réaliserons deux étapes de monitoring:  le second monitoring de la première vague  de plantation et le premier monitoring de la seconde vague de plantation. Nous visiterons chaque producteur à nouveau et ferons un comptage des arbres pour voir si ils se sont tous adaptés ou non. Nous enregistrerons le taux de mortalité, ce qui nous donnera l’expérience nécessaire pour améliorer le projet. Nous nous rendons compte également dans le suivi si les producteurs ont fait la plantation correctement. Une formation a été effectuée avant la distribution avec tous les producteurs, où nous avons passé en revue les différents modèles de plantation (il y en a 3), ainsi que les techniques de plantation (trous, distance de plantation…).

Comment pensez-vous que le projet aura un impact sur la vie des producteurs?

Le projet est d’une grande importance pour les producteurs et les communautés car il vise à améliorer les conditions de vie, notamment grâce aux arbres fruitiers. De sorte qu’à l’avenir, ils pourront diversifier leurs revenus avec la vente de fruits, ainsi que la vente de bois.

Quelle est votre vision de l’agriculture pour l’avenir?

Je veux contribuer à créer une agriculture durable, où chaque processus de production est effectué d’une manière respectueuse de l’environnement. Les ressources utilisées à chaque étape de la production doivent être optimisées afin d’assurer un rendement efficient. Nous devons faire une bonne utilisation des pesticides, nous devons également promouvoir l’agriculture biologique ainsi que la création de parcelles agroforestières pour la diversification des revenus des familles.

Qu’est-ce que vous apporte le soutien de sociétés comme Nespresso?

Un tel soutien contribue de manière directe et indirecte à la création d’emplois au Guatemala. Il améliore également le processus de la commercialisation du café : de tous les acteurs du marché du café au Guatemala, Nespresso est celui qui rétribue le mieux les producteurs pour la qualité du café produit, qui est d’ailleurs l’un des meilleurs sur le marché. Cela profite aux producteurs qui travaillent de manière plus entrepreneuriale pour obtenir du café qui réponde aux normes de qualité requises par Nespresso.

Avez-vous une histoire à partager avec nous? 

Personnellement, je suis satisfait parce que je suis un collaborateur de Pur Projet au Guatemala : le projet s’inscrit dans un contexte très sain et amical, et on voit bien la satisfaction des producteurs. Les formations, le design élaboré du projet, et le monitoring sont très techniques, mais ils ont fait le succès de ce projet, et les objectifs ont été atteints à la grande satisfaction des producteurs et de Pur Projet. Je souhaite que le projet continue, pour soutenir plus de producteurs de café. Et il est particulièrement important de planter des arbres au Guatemala, qui est un pays avec de nombreux micro-climats.

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Photos : Christian Lamontagne/Pur Projet

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Nouvelles du projet Femmes du Rif au Maroc

Photo Femmes du RifAprès une visite au Maroc, Tristan nous fait part de son retour sur le projet de plantation des Femmes du Rif, lancé en 2012 avec Pur Projet.

« Le bilan des plantations est bon, les oliviers plantés en 2012 ont atteint en moyenne une hauteur de 1,50 à 2 m et étaient chargés de fleurs lors de ma visite, la récolte devrait être bonne cette année, Inch’Allah.

Mais sur certaines parcelles, les pertes s’avèrent très élevées. Elles s’expliquent par des conditions climatiques de plus en plus extrêmes, des dérèglements climatiques de plus en plus fréquents et qui ont régulièrement affecté la production de l’huile, de même que les plantons d’oliviers. L’indice de sévérité de la sécheresse (indice de Palmer) est à 5/5 sur la région du Rif, soit le niveau maximum.

Le contexte montagneux rend l’accès difficile pour irriguer les oliviers et la divagation des troupeaux dans certains cas, a été fatale à certaines plantations. Le cannabis reste très présent partout, mais pas dans les parcelles des Femmes du Rif, comme elles aiment à le rappeler.

Les parcelles les plus affectées sont celles en basse altitude et de surface plane (car pas de ruissellement, au contraire des oliviers plantés sur les coteaux qui sont eux beaucoup mieux irrigués naturellement par le ruissellement).

Nous allons chercher des financements complémentaires pour remplacer la mortalité et renforcer le soutien au projet, car les besoins sont très importants sur place.

Nous sommes donc d’accord avec les femmes pour réorienter les plantations de cette année (2 000 arbres) sur des figuiers et caroubiers, beaucoup plus résistants à la sécheresse. Les oliviers, si la demande revient, ne devront être plantés que sur les coteaux et en altitude.

Accor, partenaire du projet, commercialise également l’huile d’olive produite par le GIE des Femmes du Rif dans ses hôtels au Maroc. C’est une aide précieuse pour les femmes, qui leur fournit un débouché important.

Malgré les difficultés opérationnelles et climatiques, les femmes sont admirables. C’est un vrai projet d’émancipation des femmes, elles sont 328 à présent, leur nombre est en augmentation  (280 en 2012), ce qui prouve aussi le caractère attractif de ce GIE. »

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Photos : Christian Lamontagne/Pur Projet

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PURES NEWS DES PROJETS : Quelques photos du terrain

Nous avons le plaisir de vous faire partager nos dernières missions terrains des trois derniers mois de l’année 2014. Comme « une image vaut mille mots », nous vous offrons quelques clichés venus des quatre coins du monde où travaille l’équipe PUR Projet :

Projet Liming – Chine

chineL’ICRAF (World Agroforestry Centre) s’associe à Clarins pour contribuer à l’expertise apportée sur le projet Liming en Chine. Le projet permet aux fermiers de cultiver des plantes médicinales très prisées, réduisant ainsi la cueillette sauvage qui a mené à l’extinction de certaines espèces. La diffusion de savoir-faire en agroforesterie permet en outre de contribuer à la stabilisation des sols, enjeu majeur de cette région.

Projet Karnataka – Inde

IndeCe projet s’inscrit dans une démarche d’évaluation de la faisabilité d’un programme d’agroforesterie avec des fermiers partenaires de Nespresso situés dans la région du Karnataka en Inde.

Colombie

colombiaLe lancement de ce projet est marqué par la plantation de ces premiers arbres. En partenariat avec des petits producteurs de café dans la région de Cauca en Colombie, plus de 100,000 plantons ont été distribués en décembre et le projet s’étendra à la région caféicole de Nariño en 2015.

Greening Australia – Australie

australiaEn lien avec le programme « Plant For The Planet » du groupe Accor, Greening Australia a planté près de 50 000 arbres dans le cadre de 4 projets de restauration des écosystèmes mis en place avec Pur Projet.

La production de pommes de terre chez Mousseline – France

mousslineCette image est un extrait du reportage France 2 diffusé récemment autour de la plantation chez un producteur de pommes de terre, fournisseur de Mousseline dans la Somme.

Vittel – France

vittelCe producteur assure le suivi des plantations dans l’impluvium de Vittel dans les Vosges. Ce monitoring s’effectue en collaboration avec Agrivair dans le cadre de la préparation de la prochaine étape de plantation qui aura lieu en 2015.

Éthiopie

ethiopieLa coopérative Bokasso se concentre sur la faisabilité potentielle de projets d’agroforesterie dans les plantations de café de la région de Sidamo grâce au soutien d’entreprises telles que Nespresso et la Fondation Louis Dreyfus.

Le Forum Économique Mondial 2015 – Davos

davosA l’occasion de la nouvelle édition du Forum Économique Mondial de Davos, les dirigeants de gouvernements et chefs d’entreprises du monde entier se sont rassemblés en janvier pour proposer des solutions autour de la thématique du « nouveau contexte mondial ». Tristan Lecomte, fondateur de Pur Projet a participé à une conférence sur l’Insetting de filières agricoles. Le Forum a été aussi l’occasion  pour Pur Projet de lancer une nouvelle application qui permet au public de planter et parrainer des arbres.

Pour plus d’informations, cliquez ici

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« My Pure Experience », par Coline, en mission au projet Martin Sagrado au Pérou

Coline a 23 ans et est étudiante à l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse. Photo : Christian Lamontagne

Coline a 23 ans et est étudiante à l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse. Photo : Christian Lamontagne

« Etudiante en agronomie, spécialisée en environnement et gestion des ressources naturelles, j’ai réalisé mon stage de fin d’études chez Pur Projet au cœur de la selva péruvienne, au sein d’un de leurs projets phares : le projet de reforestation Alto Huayabamba et de conservation de Martin Sagrado.

Pour ce projet marquant la fin de ma vie étudiante, j’avais des envies de voyage et de découverte de l’Amérique latine. Mon objectif était aussi de me confronter au travail dans ces pays dits en développement et me forger un début d’opinion sur l’aide qui peut leur être apportée par les pays dits développés. Lire la suite

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